BRAIDS – Flourish // Perish

BRAIDS Flourish//Perish album review 2013

Après Native Speaker(2011), nul n’avait besoin de grands arguments pour se faire convaincre, la pop noise de BRAIDS était prometteuse. Le trio albertins établi à Montréal produit un son artistique particulier, une balance entre tendresse et force.

Flourish // Perish ouvre avec la voix de Raphaelle au centre de la pièce Victoria et l’entré dans le rêve se fait d’emblée. De douces percussions mêlées aux sonorités mélancoliques du clavier. Les pièces se succèdent, semblant faire place à tour de rôle à une fragilité puis une puissance, créant une atmosphère sonore hypnotisante. Les notes enchanteresses de December se termine pour ouvrir la dramatiquement calme Hossak.

L’album présente une magie, nous laissant faire face à notre tristesse profonde mais assumant de par sa douceur, un certain réconfort.  Les textes peu éloquents pourront déplaire aux passionnés de textes profonds, par contre il n’en est pas une nécessité vue la purété et la complexité du mélange sons/voix. Ebben et Juniper entre autres, le démontre parfaitement faisant de l’oeuvre un effort important. BRAIDS  livre une suite exquise à Native Speaker. Promesse tenue.

En lien:

Raphaelle, sur les icones de sa jeunesse, ses vêtements et inspirations.(Anglais)

Publicités

LOUISE BURNS – The Midnight Mass // Album

burns8

‘Tomber sur The Midnight Mass, c’est comme un rêve.’ – Moi.

Outre le fait qu’elle fait partie de l’excellent band signé sur Arts & Crafts, Gold & Youth,  vous connaissez Louise Burns. C’est la bassiste juste ici.

La musique solo de Louise Burns, c’est loin de la pop de film d’ado. C’est une musique élégante et soignée, apaisante. C’est son deuxième effort solo et il est bien ficelé. Le résultat est un amalgame de chansons romantiques et noires qui, de par les paroles, bourdonnent la sincérité. Une vague de pop 60’s berce quelques morceaux qui restent fidèles au ton sombre(Don’t like Sunny days) tandis que  la mélodie de certaines voguent vers les 90’s(Emeralds Shatters, San Andreas). Les arrangements sont méticuleux mais la voix séduisante reste au centre de l’expérience, qui est parsemée de douceur et d’intensité. Louise Burns, qui compte plus de dix chandelles à son gâteau de musicienne, est mystifiante. La première écoute doit se faire attentivement, l’album éveille le corps et l’esprit, sans farce.

MS MR – Seconhand Rapture // Album

ms mr

Crédit photo: guardian.co.uk

Cette semaine, arrivait dans les bacs une poignée d’album qui me faisait de l’oeil. De la pop 60s style, du shoegaze un peu garage, une collaboration de talents pour une bande sonore, bref, il y a du choix.

Le premier album studio du duo new yorkais MS MR, remporte la palme du meilleur effort et retient certainement l’attention.  Secondhand Rapture c’est de la dream pop inspiré des sons des 1990’s.  La chanteuse et parolière Lizzy Plapinger sert une voix puissante  et émotive dans la trampe de la belle Florence Welch sur des textes personelles et poétiques. Le producteur Max Hershenow quand à lui, propose des mélodies soigneuses et dansantes. Un mélange de guitare électrique, un drumline solide, des cordes et de l’électronique.  L’emsemble se complète magnifiquement bien qu’il s’éssouffle un brin en fin d’album.

Le groupe est en début de carrière et cette innocence se transmet sur la page Tumblr, où on se met au parfum, en photos, de leurs inspirations. Des femmes de tête entre autres choses. Bien que Seconhand Rapture soit leur premier effort complet, ils voient grand, genre une collab avec Justin Timberlake. Jay-Z et Usher sont déjà fans et leur tournée s’arrête un peu partout au USA comme en Europe. Bref, ça va bien pour eux.

Articles en liens:

One the watch: MS MR

Dates de concerts.

Mentions de la semaine à

She & Him – Vol. III

Deerhunter – Monomania

Fitz & the tantrums – More than just a dream

BLEACHED – RIDE YOUR HEART // Critique d’album

img-bleached_110834436689

Photo, interviewmagazine

Mardi, jour de tombé musicale.

Cette semaine, c’est le premier effort complet de Bleached qui retient mon attention. Les deux soeurs californiennes, Jessica et Jennifer Calvin, n’avaient offert que quelques simples depuis la formation de leur duo. Auparavant, c’était du groupe Mika Miko qu’elles faisaient parties(ça vaut l’écoute).

Bleached, c’est du rock de garage dans la trampe de Best Coast. Sur Ride your heart, on entend  le son du sud de la Cali, des riffs de guitare écorchés et des lignes de drums qui rapellent les 1960’s. Le passé punkish des filles est là, avec juste la bonne dose de girly. C’est servi avec des textes d’amour qui manque un peu d’imagination. Par contre, on sent qu’elles s’en foutent bien si on l’aime ou pas. L’indépendance, parfait <3.

Définitivement un album pour l’été, pour danser, les pieds légers. Le même album si paru en Janvier n’aurait été que déprimant pour nous, en plein froid. Par contre, je peux gager qu’il va jouer dans mes écouteurs pendant les longues promenades en vélo ou bien dans les hauts-parleurs de ma voiture. Plusieurs chansons sonnent d’ailleurs comme si elles avaient été écrites sur la banquette arrière d’une vieille chevy. La voix enregistré en lo-fi, tantôt enjoué, tantôt monotone plait bien, elle invite au sing-along. Meilleur morceau: Searching through the past (dans ma tête depuis la première écoute)

Effort plus que légitime.