Août // HEAVY ROTATION

(Allez faire PLAY plus bas, avant de lire!)

D’appeler ce billet HEAVY ROTATION, comme ceux des derniers mois, est un brin hypocrite. Parce que pour être honnête, il n’y a pas eu de Heavy Rotation ce mois-ci. Mon coup de coeur reste BRAIDS mais j’ai à peine effleuré les nouvelles sorties, malgré l’apparente qualité de celles-ci. C’est que le mois d’août et ses multiples aventures a fait place à l’introspection. Et qui dit introspection dit écoute d’albums déjà usés, ceux qui nous remplissent d’émotions. Voilà pourquoi la playlist ne se consiste pas seulement de nouveautés. Rien de consistant, beaucoup d’impulsions. Comme le mois d’août.

J’ai passé les deux dernières semaines à Londres, avec beaucoup de temps pour moi. J’ai visité des musées où je n’avais pas eu le temps d’aller; National Gallery, National Portrait Gallery et le British Museum. Il y avait quelque chose de romantique à arpenter seule les magnifiques salles de ces musées remplis de gens. J’en ai profité pour errer dans les quartiers et parcs que j’ai préférés, Shoreditch, Dalston, Green et St. James Park. J’ai bu du café, je me suis fais tatouer. J’ai aussi vu un concert que j’ai adoré, Us Baby Bear Bones. Je me suis sentie à ma place, confortable. Tout ça, toute seule. Et ça m’a fait du bien, l’indépendance.

Superbe plage de Bretagne.

Superbe plage de Bretagne.

J’ai ajouté un septième pays à ma liste, en passant une semaine en France avec Nic. Notre séjour en Bretagne ne fut rien de plus excitant que du camping, de la baignade, des villages, du fromage. On a bu de la bière sur les magnifiques plages de la Manche. On a visité trois supermarchés en six jours, juste parce qu’ils sont si plaisants. On a joué au ping-pong. On a mangé des croissants et des crêpes. On a ri et parlé. Vacances. Ensuite, détour à Brighton pour une nuit et départ de Heathrow vers Montréal. La mélancolie de la fin d’une aventure. Trois mois et demi à avoir les sens aiguisés à la puissance dix, à découvrir, sentir, apprécier, à être ébloui. J’ai passé le plus bel été. L’Angleterre; je pourrais y passer ma vie.

Alors depuis deux semaines, j’erre dans les rues de ma ville natale, trop contente de revoir mes copains et copines, ma famille, mon chat. J’ai entendu EONS jouer dans un concert de maison. Il y a quelque chose d’intime dans un concert de maison, surtout quand c’est chez des amis, un endroit déjà familier. J’avais besoin de ce sentiment, celui de reconnaitre tout ce qui est autour de moi. Il y a quelques semaines, je n’étais même pas consciente que ça me manquait. ❤

BRAIDS – Flourish // Perish

BRAIDS Flourish//Perish album review 2013

Après Native Speaker(2011), nul n’avait besoin de grands arguments pour se faire convaincre, la pop noise de BRAIDS était prometteuse. Le trio albertins établi à Montréal produit un son artistique particulier, une balance entre tendresse et force.

Flourish // Perish ouvre avec la voix de Raphaelle au centre de la pièce Victoria et l’entré dans le rêve se fait d’emblée. De douces percussions mêlées aux sonorités mélancoliques du clavier. Les pièces se succèdent, semblant faire place à tour de rôle à une fragilité puis une puissance, créant une atmosphère sonore hypnotisante. Les notes enchanteresses de December se termine pour ouvrir la dramatiquement calme Hossak.

L’album présente une magie, nous laissant faire face à notre tristesse profonde mais assumant de par sa douceur, un certain réconfort.  Les textes peu éloquents pourront déplaire aux passionnés de textes profonds, par contre il n’en est pas une nécessité vue la purété et la complexité du mélange sons/voix. Ebben et Juniper entre autres, le démontre parfaitement faisant de l’oeuvre un effort important. BRAIDS  livre une suite exquise à Native Speaker. Promesse tenue.

En lien:

Raphaelle, sur les icones de sa jeunesse, ses vêtements et inspirations.(Anglais)