TRUST // ERAAS // MATHÉMATIQUE —- En concert

Hier soir à l’Agité, c’était génial.

Les beaux et belles qui se sont déplacés pour voir l’éclectique ontarien Trust ont eu droit à une ambiance enfant terrible. De la musique dansante servie au commencement par Mathématique, une jeune musicienne électronique de Québec. Dans la lignée de Grimes ou Mozart’s sister, elle a fait bouger un public super réceptif par des beats soignés. Petit bémol sur le vocal qui manque de finesse mais sa présence sur scène compensait largement. ❤

Puis le duo de Brooklyn, Eraas est monté sur scène très vite après pour présenter leur album éponyme. Un mélange de drum n’ bass, de synthétiseur et un vocal un peu écho, vraiment impeccable. L’ambiance était lourde mais on avait envie d’y être comme dans un petit cocon dark.

Pour Trust, le public a eu à attendre pour cause de difficultés techniques. Du coup quand il a entamé sa première pièce, déchainement complet. On a eu droit à un vrai dance party de Club Kids et l’Agité ressemblait plutôt à un bunker de Berlin. C’était fort, c’était trippy à souhait. Je me suis souvenu comment la musique électronique prend une toute autre dimension quand on l’entend live. Et à quel point j’aime danser!

Big up au hip hop Montréalais.

 

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Teena Bee Photography

 

 

Les talents du hip hop de Heart Streets ont délectées l’internet d’un nouveau EP cette semaine. Et franchement, je suis ravie. J’ai découvert le groupe avec le vidéo Make way paru à la fin 2011 et depuis je ne peux m’empêcher de les suivre.

Les chansons du EP, Beats, Blunts and broads donnent envie de danser certe, par le beat smooth. On le sent étudié. Mais les paroles, le flow de Emma Beko et la voix chaleureuse de Gabrielle Godon, c’est ce qui accrochent. À mon goût, la pièce Head Down High(ft. City Fidelia), que j’avais entendu en février, est ma favorite. Elles lancent ce EP le 22 mars au Cabaret du Mile-End à Montréal et on espère un tour dans la capitale cet été. En plus d’être magnifiques et bourrées de talent, elles ont un sens du style que j’adore alors j’imagine que sur scène c’est l’ultime expérience.

Le vidéo pour la pièce Nonchalant paru en Juillet dernier vaut vraiment le coup d’oeil. En plus, ça donne envie à l’été. Bonne écoute!

Le féminisme a mauvaise réputation.

Le féminisme c’est avant tout une constatation de l’inégalité. Le féminisme, c’est pour tout le monde. Ce n’est pas élitique, ce n’est pas une bande à part ou une communauté. Ce n’est pas une manière de penser. C’est le gros bon sens.

MAIS, le féminisme ce doit d’être inclusif.

Est-ce que notre féminisme cloche?

(Pour ceux qui se posait la question, je me considère une féministe endurcie. Depuis mes jeunes années, où j’admirais ma cousine qui écoutait du Bikini Kills et où je trippais sur les chansons d’Alanis Morisette. )

Jeudi dernier, c’était le 8 mars. Le 8 mars, c’est la journée internationale de la femme. Et la, on a lu, entendu et vu des statistiques accablantes, des enjeux dont les solutions trainent de la patte à venir, des photos, des manisfestes, etc. Et c’est necessaire. Parce que ce serait se voiler la face que de ne pas reconnaitre le besoin de changement. Et comme chaque année, certaine campagne vont faire réagir, certaine vont bousculer quelques mentalités et certaine vont probablement marquer.. Mais après le 8 mars, quoi?

En mon humble impression, le féminisme manque d’ouverture. C’est paradoxale vous allez peut etre me dire, voir même injuste. Mais pensez-y.. Le féminisme, ce n’est pas de la rage ni du resentiment. Ce n’est pas une vendetta. C’est une nécessité.

Mais souvent, ça prend des allures de bataille, de clan. Avec le recul, c’est un peu compréhensible cette vision, les femmes ont littéralement menées une guerre contre les gens(hommes)qui ne voulaient pas laisser aller un peu de pouvoir, qui voulaient le contrôle. Et ailleurs dans le monde, c’est encore le cas, malheureusement. Par contre, je crois qu’en 2013, le féminisme ici, c’est autre chose.

À sa plus simple expliquation le féminisme veut dire l’égalité pour les deux sexes et ceux qui s’identifie aux deux ou à aucun, etc. Basically, c’est l’égalité pour tout le monde. Ça s’apelle féminisme parce que dans l’histoire c’est l’homme qui a eu le plus gros bout du baton (devant les femmes, les gens gays, les gens trans, etc.) c’est une question de droit de l’homme(de l’humain).

Je suis féministe et je suis fatigué de sa mauvaise réputation. Je suis fatigué de la réaction des gens. Pourquoi une mégastar comme Katy Perry, idole des jeunes partout dans le monde, sent le besoin de clâmer qu’elle n’est pas féministe? Il y a certainement quelque chose qui cloche.

Et il n’y a pas qu’elle. Je trouve assez difficile d’aborder la question du féminisme avec certains de mes amis garçons. Et pas parce qu’ils ne comprennent pas et certainement pas parce qu’ils ne veulent pas l’égalité pour tous les gens sur notre planète(je choisie mes amis quand même). C’est plutôt parce que j’ai l’impression que le féminisme se présente souvent comme un mouvement, quelque chose d’exclusif. Rare sont les hommes que je connais qui adhèrent à l’idée qu’ils sont féministes. J’entend souvent dire, « Je supporte la cause » Le féministe, ce n’est pas une cause. C’est comme de dire que ce que revendique les gens LGBT et leurs alliés est une cause.. Quand il est question de droit et d’égalité, je n’appellerais pas ça une cause. C’est un enjeu qui se doit d’être à la base de nos priorités pour nous permettre d’avancer dans toutes les autres sphères.

Je suis féministe et je suis fatigué de la lâcheté. Les femmes ne peuvent pas travailler seules à obtenir cette égalité. Mais le discours ce doit d’être plus inclusif.  Peut-être que c’est une idée de prendre le temps d’expliquer aux gens dans notre vie ce qu’est le féminisme et d’en discuter ouvertement. Parce que la peur vient de l’ignorance parfois. Et la peur nous empêche d’avancer. C’est le gros bon sens.

C’est quoi le féminisme.. et pourquoi? (Ça commence bien)

Le dainty boudoir, l’inauguration.

À quelques jours du 8 mars, j’ai décidé de mettre mon projet en marche. De me botter les fesses et essayer de décoder l’univers web. Ça ne me vient pas naturellement mais voilà, j’ai réussi.

Pour bien des raisons, lancer un blogue féministe aussi près de la journée internationale de la femme peut paraître une excellente idée. Ça peut faire éclore des dialogues chez des gens qui n’en avaient pas eu auparavant, ça peut relancer certains débats entre amis qui semblaient enterrés et surtout ça peut faire réaliser à des gens que la condition féminine a encore besoin de soins. Tout ça, c’est bien. Mais la journée de la femme peut être une arme à double tranchant.

C’est important de comprendre, le 8 mars, c’est la journée internationale de la femme. Cette journée est, entre autres, une lutte pour les droits des femmes, pour l’égalité, la reconnaissance, le respect. L’humanisation de la femme.(Ça vous semble fort comme terme? Voilà pourquoi j’écris.)

Une journée, c’est bien. Ce qui est nécessaire, c’est un effort constant, mondial, un effort de tout le monde.

Le féminisme, ce n’est pas une affaire de filles. Et ce point là, il sera au centre de mes billets. C’est un dialogue, parfois un débat. C’est loin d’être mort. Chose certaine, je veux lire votre opinion.

Cheers!