NEKO CASE – The Worse Things Get, The Harder I fight, The Harder I Fight, The More I Love You // Album

Neko Case, The Worse Things Get, The Harder I fight, The Harder I Fight, The More I love You.

La douceur et la force.

Neko Case est une artiste plus qu’accompli, aucune question possible. Ses textes sont plein de féminisme romantique, sa voix passe de la douceur à la force sans effort. Son sixième album solo vient d’une période passée à déprimer, à vivre le deuil, à s’isoler par besoin. Elle fait se qu’elle veut, s’exprime comme elle le veut et ne se laisse pas marcher sur les pieds. L’honnêteté de The Worse Things Get.. est poignante. Certaines pièces ne sont pas du tout(Nearly Midnight, Honolulu) ou à peine accompagné(Afraid) et l’émotion est pleinement exposée. Tandis que le rock n’ roll de City Swans est rassurant. Le genre qui fait bouger et danser sans s’en rendre compte. L’album est personnel et elle est parle longuement ici. Un tour de force de talent pur, de vérité. L’humanisme de la communauté musicale à sa plus simple expression

Coup de coeur: Local girl, Man et la plus belle Where Did I Leave That Fire.

Août // HEAVY ROTATION

(Allez faire PLAY plus bas, avant de lire!)

D’appeler ce billet HEAVY ROTATION, comme ceux des derniers mois, est un brin hypocrite. Parce que pour être honnête, il n’y a pas eu de Heavy Rotation ce mois-ci. Mon coup de coeur reste BRAIDS mais j’ai à peine effleuré les nouvelles sorties, malgré l’apparente qualité de celles-ci. C’est que le mois d’août et ses multiples aventures a fait place à l’introspection. Et qui dit introspection dit écoute d’albums déjà usés, ceux qui nous remplissent d’émotions. Voilà pourquoi la playlist ne se consiste pas seulement de nouveautés. Rien de consistant, beaucoup d’impulsions. Comme le mois d’août.

J’ai passé les deux dernières semaines à Londres, avec beaucoup de temps pour moi. J’ai visité des musées où je n’avais pas eu le temps d’aller; National Gallery, National Portrait Gallery et le British Museum. Il y avait quelque chose de romantique à arpenter seule les magnifiques salles de ces musées remplis de gens. J’en ai profité pour errer dans les quartiers et parcs que j’ai préférés, Shoreditch, Dalston, Green et St. James Park. J’ai bu du café, je me suis fais tatouer. J’ai aussi vu un concert que j’ai adoré, Us Baby Bear Bones. Je me suis sentie à ma place, confortable. Tout ça, toute seule. Et ça m’a fait du bien, l’indépendance.

Superbe plage de Bretagne.

Superbe plage de Bretagne.

J’ai ajouté un septième pays à ma liste, en passant une semaine en France avec Nic. Notre séjour en Bretagne ne fut rien de plus excitant que du camping, de la baignade, des villages, du fromage. On a bu de la bière sur les magnifiques plages de la Manche. On a visité trois supermarchés en six jours, juste parce qu’ils sont si plaisants. On a joué au ping-pong. On a mangé des croissants et des crêpes. On a ri et parlé. Vacances. Ensuite, détour à Brighton pour une nuit et départ de Heathrow vers Montréal. La mélancolie de la fin d’une aventure. Trois mois et demi à avoir les sens aiguisés à la puissance dix, à découvrir, sentir, apprécier, à être ébloui. J’ai passé le plus bel été. L’Angleterre; je pourrais y passer ma vie.

Alors depuis deux semaines, j’erre dans les rues de ma ville natale, trop contente de revoir mes copains et copines, ma famille, mon chat. J’ai entendu EONS jouer dans un concert de maison. Il y a quelque chose d’intime dans un concert de maison, surtout quand c’est chez des amis, un endroit déjà familier. J’avais besoin de ce sentiment, celui de reconnaitre tout ce qui est autour de moi. Il y a quelques semaines, je n’étais même pas consciente que ça me manquait. <3

BRAIDS – Flourish // Perish

BRAIDS Flourish//Perish album review 2013

Après Native Speaker(2011), nul n’avait besoin de grands arguments pour se faire convaincre, la pop noise de BRAIDS était prometteuse. Le trio albertins établi à Montréal produit un son artistique particulier, une balance entre tendresse et force.

Flourish // Perish ouvre avec la voix de Raphaelle au centre de la pièce Victoria et l’entré dans le rêve se fait d’emblée. De douces percussions mêlées aux sonorités mélancoliques du clavier. Les pièces se succèdent, semblant faire place à tour de rôle à une fragilité puis une puissance, créant une atmosphère sonore hypnotisante. Les notes enchanteresses de December se termine pour ouvrir la dramatiquement calme Hossak.

L’album présente une magie, nous laissant faire face à notre tristesse profonde mais assumant de par sa douceur, un certain réconfort.  Les textes peu éloquents pourront déplaire aux passionnés de textes profonds, par contre il n’en est pas une nécessité vue la purété et la complexité du mélange sons/voix. Ebben et Juniper entre autres, le démontre parfaitement faisant de l’oeuvre un effort important. BRAIDS  livre une suite exquise à Native Speaker. Promesse tenue.

En lien:

Raphaelle, sur les icones de sa jeunesse, ses vêtements et inspirations.(Anglais)

Un an de yoga, ma célébration personnelle.

C’était il y a un an.  Je venais de passer un été difficile, où je me sentais perde le peu de contrôle que j’avais sur mes émotions. Je me suis levé un matin me disant que je n’avais rien à perdre, moto par lequel j’agis assez souvent.. L’anxiété était si grande, le stress, la pression de ma relation amoureuse qui ne fonctionnait pas mais par dessous tout, le besoin de prendre soin de moi.

Je me souviens du moment où j’ai monté les escaliers du studio de Yarmouth. Je me souviens d’être entrée, sans être certaine de ce que je faisais, dans cette pièce lumineuse, des murs d’un pâle lilas, un plancher de bois.. Il n’y avait que la professeur, une femme d’une cinquantaine d’année, si belle et souriante. Elle m’a souhaitée la bienvenue, d’une voix douce et calme. Tout de suite, j’ai senti un certain réconfort.. C’est ce donc j’avais besoin, exactement ça, à ce moment la. Déjà, j’avais oubliée une petite part de mon anxiété..  J’ai déroulé mon tapis dans un coin près d’une fenêtre, je me suis assise et j’ai attendu. Je n’avais pas cette nervosité qu’on voit parfois des gens qui entre dans un nouvel endroit sans savoir à quoi s’attendre, cette nervosité qui nous fait regarder partout autour, se demandant si nous avons bien choisi nos vêtements, etc.  J’étais dans un endroit bien personnel de ma tête, j’avais besoin de me guérir. C’est parfois une surprise d’entendre qu’un ami, une connaissance, un membre de notre famille, souffre de dépression. J’ai souvent entendu des trucs du genre ‘ tout le monde a ses hauts et ses bas’,  ‘ça va passer’.. C’est difficile à imaginer mais tout le monde ne croit pas à la dépression et à l’anxiété. Personnellement, je vis avec depuis les débuts de mon adolescence. J’ai passé à travers un amalgame d’émotions pour comprendre comment je me sentais par rapport à ma condition. À 22 ans, après sept ans de médication, j’ai pris la décision de vivre sans. La transition s’est bien passée, parce que je l’ai fais calmement, dans un moment stable de ma vie. Les deux ans qui ont suivies m’ont permis vivre mes émotions à 100% avec les réactions qui vont avec, les victoires, les échecs. Ma décision restait la bonne, pour moi. J’ai la chance d’avoir un cercle d’amis où les discussions sur la santé mentale ne sont pas tabous. De cette chance, je suis aussi consciente que la médication et/ou l’arrêt de celle ci, est une décision personnelle et ce qui fonctionne pour un ne fonctionne pas pour tous.  Et c’est l’été dernier, après un épisode particulièrement difficile où j’en suis venu à sérieusement considérer la médication, que j’ai débuté ma pratique.

Bon, les gens débutent et maintiennent une pratique de yoga pour des raisons différentes. Parfois le corps, parfois l’esprit, souvent les deux. Si la pratique est fidèle aux bases fondamentales du yoga, le bien être de l’un vient avec l’autre.  J’ai eu la chance de débuter ma pratique à Yarmouth avec une professeur merveilleuse, Kerry. Elle m’a fait comprendre ce qui est maintenant au centre de ma pratique; les asanas(poses) ne sont que le véhicule de la méditation, la respiration est ce sur quoi l’esprit doit rester concentré et surtout, pas de miroir. Je suis si chanceuse d’avoir eu ces instructions dès le début. J’ai suivi une pleine saison de sessions avec elle.  J’ai commencé à me concentrer sur ma respiration, 20 fois par jour, dans l’auto, au travail, pendant mes promenades au bord de la mer… toujours. C’était fou le bien que ça m’a fait, dès le début. Je me suis mise à mieux dormir, à mieux réagir, à être plus calme.. C’était ça, la méditation. L’esprit qui prend tout son énergie pour se concentrer sur ce qui se passe à l’intérieur.

Puis, je me suis mise à rêver au yoga. Je passais de plus en plus de temps au studio, j’allais aux classes de trois différents profs. Mon enthousiasme était palpable. En quelques mois, non seulement j’étais capable de faire des trucs avec mon corps que je n’avais jamais cru possible mais mon anxiété s’atténuait.  J’ai vécu en même temps les difficultés de la fin d’une relation amoureuse malsaine, d’un déménagement, d’un changement d’emploi et je vivais mieux avec ça qu’avec tout ce que j’avais eu à passer au travers avant. Grâce à ma pratique. Ça m’a permis de développer ma compassion, mon appréciation personnelle , une conscience du moment présent, mais surtout de comprendre ma tête et ce qui la gardait en santé.

Ça fait un an maintenant. Depuis, j’ai fais du yoga dans trois différents pays, dans une quinzaine de studios. Ashtanga, Hatha, Vinyasa Flow, Power core, Yoga Nidra, you name it.  J’ai pratiqué seule, j’ai créé mes propres séquences, j’ai pratiqué devant un miroir, j’ai fais une roue ou un guerrier III un peu partout, j’ai rencontré des gens trippants…  C’est une immense communauté qui fait place à tout le monde. Par contre, ma pratique m’a permis d’accepter que je ne contrôle que moi. Le yoga, ce n’est pas une marque de vêtements ou une série de poses compliqués à effectuer. Les gens en font se qu’ils veulent, c’est une pratique personnelle, c’est un style de vie. Je suis chanceuse parce que j’ai découvert quelque chose qui me passionne et si j’en crois les rumeurs, mon corps vieillira mieux. Et même si oui, je suis hyper contente quand je reste en demi-lune pendant cinq respirations ou super fière quand je comprends un professeur que nomme ses poses en sanskrit, le but de ma pratique reste le bien-être de ma tête.

Il y a des jours, des semaines, des mois où je fais toujours face à l’anxiété et la dépression. Ma pratique n’a pas fait disparaitre les symptômes. Ça m’a permis  d’accepter mes pensées, de les reconnaitre, sans que mon esprit en soit totalement contrôlé. Quand je me sens dépassé par les évènements, je déroule mon tapis, parfois juste pour m’assoir et respirer, ouvrir mon coeur. Après un an de pratique, la vie est plus agréable, mon coeur plus grand et mon corps plus fort.  J’ai trouvé quelque chose qui fonctionne pour moi. On n’a qu’une vie, qu’un corps et qu’un esprit. Mieux vaut en prendre soin. Franchement, vivement les années à venir.

Namaste <3

JUILLET // Heavy Rotation

Le soleil et la crème glacée de Marrocco's, Brighton, UK.

Le soleil et la crème glacée de Marrocco’s, Brighton, UK.

En constatant que  je n’ai presque pas écris de tout le mois de juillet, je ne peux pas croire qu’il soit déjà terminé. Le manque de temps pour écrire résulte d’un emploi du temps chargé, entre mon travail de nanny, mes découvertes toujours plus plaisantes, les spectacles, la musique, la bouffe, les cafés…etc. Londres, c’est un puit sans fond de petits plaisirs et toute une vie ici ne me semble pas assez pour en faire le tour. Aussi, une vague de chaleur(exceptionnel me dit-on) règne depuis le début du mois et bien que je ne peux pas m’en plaindre, l’énergie drop un brin, à 30° steady. Pour contrer la canicule, la baignade est de mise et c’est dans la Manche que je suis allée nager. Et j’ai fais ma touriste sur Abbey Road.

Highlights:

  • Mon papa a publié son premier livre En lieu sur… Un stade pour la capitale. Le Stade Municipale de la ville de Québec a 75e ans et le livre en célèbre l’histoire.
  • J’ai mangé, par deux fois, la meilleure crème glacée de ma vie, pas de blague.
  • J’ai été choyé par un Dj Set de Purity Ring et d’Austra en plus de voir Blue Hawaii Live, en une seule soirée. Plus tôt dans le mois, je me suis laissé charmer par Owen Ashworth et son projet Advance Base.
  • J’ai découvert Victories at Sea, leur EP puis live.
  • J’ai joint les rangs de Weird Canada.

En juillet, j’ai trippé sur l’album de Jay-Z et sur Lorde, une chanteuse pop de Nouvelle-Zélande. Arts & Crafts a introduit In the Valley Below. L’album que j’ai préféré est celui de Louise Burns et j’ai découvert une tonne de bands anglais, billet à venir. J’ai le coeur un peu serré en pensant qu’il ne reste que trois semaines à l’aventure. L’Angleterre va me manquer.

PRIX POLARIS 2013 // La liste courte

"Le Prix de musique Polaris est une récompense, décernée par un jury, qui reconnaît l’accomplissement artistique et créatif dans le domaine de la musique. Ce prix de la critique nationale honore l’album en tant qu’une forme d’art et accorde un prix en argent à l’artiste ou aux artistes qui créent le meilleur album de l’année. "

C’est  le 16 juillet 2013 dernier, que l’organisation du Prix Polaris dévoilait la Liste courte, les dix albums en nominations pour l’intéressant prix qui sera remis le 23 septembre prochain. C’est un jury de plus de 200 membres issus de différentes sphères de la musique indépendante canadienne qui y votent. Et moi, bien j’avais mes favoris sur la longue liste et j’ai choisi les trois albums qui selon moi pourraient faire office d’album de l’année.

Young Galaxy – Ultramarine

La formation pop électronique de Vancouver en est à son quatrième LP avec Ultramarine, paru sur Paper Bag Records. L’album sonne à la fois enjoué et nostalgique, rempli d’émotions. Les textes sont rendus par de superbes voix et on s’y perd, dans nos réflexions. Les notes sont légères mais on y sent une certaine noirceur, une personnalité. Young Galaxy ont créés une oeuvre personnelle, créative, dansante et mélancolique, ouverte à l’interprétation. C’est l’essence même de l’art indépendant.

Purity Ring – Shrines

Le premier LP du duo signé sur Last Gang Records était si inattendu dans ma vie, découvert en plein milieu d’une nuit froide seule devant mon ordi. L’attachement est personnel et l’expérience intense. Ce qui marque de Shrines, c’est l’originalité, l’utilisation intelligente de la voix de Megan James et l’amalgame d’émotions. Malgré la forte présence de musique électronique sur la scène canadienne, Purity Ring ont réussi à trouver un son quasi magique, bien à eux.

 METZ – METZ

Signé sur une étiquette(Sub Pop Records) qui semblait s’être converti à l’american folk depuis quelques années, Metz est un album comme il ne s’en fait plus(assez). Le trio Torontois a réussi à enregistrer un album rempli de distorsion et parsemé de refrains solides. Ce mettre dans les oreilles l’album éponyme de METZ, c’est du bonbon pour les ‘trippeux’ de punk sale mais ça reste une oeuvre que n’importe qui avec une oreille pour le rock peut apprécier. Noise continuel.

LOUISE BURNS – The Midnight Mass // Album

burns8

‘Tomber sur The Midnight Mass, c’est comme un rêve.’ – Moi.

Outre le fait qu’elle fait partie de l’excellent band signé sur Arts & Crafts, Gold & Youth,  vous connaissez Louise Burns. C’est la bassiste juste ici.

La musique solo de Louise Burns, c’est loin de la pop de film d’ado. C’est une musique élégante et soignée, apaisante. C’est son deuxième effort solo et il est bien ficelé. Le résultat est un amalgame de chansons romantiques et noires qui, de par les paroles, bourdonnent la sincérité. Une vague de pop 60’s berce quelques morceaux qui restent fidèles au ton sombre(Don’t like Sunny days) tandis que  la mélodie de certaines voguent vers les 90’s(Emeralds Shatters, San Andreas). Les arrangements sont méticuleux mais la voix séduisante reste au centre de l’expérience, qui est parsemée de douceur et d’intensité. Louise Burns, qui compte plus de dix chandelles à son gâteau de musicienne, est mystifiante. La première écoute doit se faire attentivement, l’album éveille le corps et l’esprit, sans farce.

JUIN // Heavy Rotation

Aujourd’hui, le mois de juillet me frappe de plein fouet.

C’est peut-être le fait que je vais prendre part aux célébrations de la fête du Canada à Londres? Sincèrement, la fière québécoise que je suis ne se souvient pas d’avoir déjà tapée du pied et chanté l’hymne national le 1er juillet. Plaisir à venir.

Ce qui me frappe, c’est le temps qui passe SI VITE! Déjà sept semaines que je suis à Londres, la moitié du voyage de fait. L’Angleterre commence à ce réchauffer et les rumeurs de pluies constantes ne sont pas fondées. En juin, j’ai pris le temps de marcher sur les rives de la Tamise, d’arpenter les salles d’exposition du Tate Modern et de manger une poutine totalement legit, celle de P’tit Poutine. J’ai été assez chanceuse de voir entre autres, Marnie Stern et Wampire en concert mais aussi Tame Impala. <3

Le délice de P'tit Poutine. La bavette CANADA clash un peu avec mes convictions poutinières.

Le délice de P’tit Poutine. La bavette CANADA clash un peu avec mes convictions poutinières.

All in all, je ne vois pas le temps passer, si bien que la liste de lecture du mois est plus courte qu’à l’habitude parce que je n’ai pas pris le temps d’écouter toutes les nouveautés qui me faisaient de l’oeil. Je suis par contre tombé sur des bijoux, Advance Base, CSS et comment passer à côté des anglais Disclosure, les affiches de leur album sont partout, ici. L’album du mois, pas de question, Austra – Olympia.

Je suis ici pour sept autres semaines et je suis pas mal chanceuse. Et heureuse.  Profitez bien du mois de juillet entres autre à Québec et manquez pas tous les concerts que les trippeux organisent. xo

—————————————————————————————

Voici la liste et sur rdio.

PRIX POLARIS 2013 // La longue liste

Le Prix de musique Polaris, inspiré d’un modèle anglais, le Mercury Music Prize, récompense un artiste ou un groupe canadien pour l’album s’ayant le plus démarqué par sa qualité et son intégrité musicale, sans prendre en compte les ventes, le genre musicale ou les gens qui ont travaillé sur l’oeuvre.

À sa huitième édition cette année, le Polaris présente une présélection intéressante et certainement variée. Plusieurs artistes  québécois y figurent dont cinq albums francophones. Joie. Par contre, les critiques sont inévitables, un manque de représentation de la production artistique féminine se fait sentir. D’ailleurs en rétrospective, outre Arcade Fire(2011) qui compte des femmes dans ses rangs, Feist est la seule artiste à l’avoir remporté(2012). Simple observation.

Pour ce qui est du résultat, j’ai compilé mes dix coups de coeurs. Mon premier choix, so far, s’arrête sur Purity Ring – Shrines qui est d’une pureté et d’une originalité impecabble. Le jeune duo, (membres du défunt Gobble Gobble) montre de la créativité sur l’album studio en plus d’en faire une expérience intense live.

 

————————————————————————————————————————

Mac DeMarco – 2 "My kind of woman"

Hannah Georgas –  Hannah Georgas "Shortie"

The Besnard Lakes – Until in excess, Imperceptible UFO "People of the sticks"

Kid Koala – 12 bit blues "5 bit blues"

Les soeurs Boulay – Le poids des confettis "Mappemonde"

The Luyas – Animator ‘Fifty Fifty’

Metz – METZ ‘Headache’

Purity Ring – Shrines ‘Obedear’

Suuns – Images du futur ‘2020’

Whitehorse – The Fate of the World Depends on this Kiss ‘Achilles’ desire’

AUSTRA – Olympia // Album

Crédit photo: Renaud Monfourny

Crédit photo: Renaud Monfourny

Si vous étiez un peu rusé cette semaine, Internet donnait la chance aux mélomanes d’écouter en primeur le deuxième effort du groupe canadien Austra. Le majestueux Olympia, qui fait suite à Feel it break(2011). Mes attentes étaient haute puisque que le premier album figure dans ma liste de préférés de tous les temps. Feel it Break, c’est une oeuvre dramatique comme un opéra, un tout fort en émotion avec une bass line parfaite.

Avant tout, le groupe a changé quelque peu depuis le premier LP. Maintenant, Austra c’est six musiciens de talent, près à défier la catégorisation et à créer. Toujours mené par Katie Stelmanis avec sa voix romantique et puissante(elle a étudié l’opéra), Olympia est un trip fantaisiste. Les textes semblent personnels. Ils sont racontés sur un ton mélancolique(Forgive me, You changed my life), des trucs qui feront rêvasser beaucoup d’entre nous. Certaines pièces nous jettent dans un univers style Labyrinth, les percussions et le mélange des voix est juste magique(Fire). Plusieurs pourraient faire office de simple, d’autre sont de véritable institutions en elles mêmes, par leur complexité(We Become). Certainement un groupe à ne pas manquer live.

Sans être totalement différent du premier, leur deuxième album est une continuité réussie, parsemé de nouveautés, où l’on entend des musiciens et vocalistes aguerris, puisant de l’inspiration certes, mais qui font preuve d’imagination. Et de talent.

Fini les comparaisons.